Neue deutsch-französische Schönwetterperiode

Berlin und Paris wollen wieder enger kooperieren. Um die EU voranzubringen, bedarf es aber noch größerer Anstrengungen

10. March 2014 - 0:00 | von Claire Demesmay

ParisBerlin 96, März 2014, S. 11 [Beitrag in französischer Sprache]

Kategorie: Bilaterale Beziehungen, Frankreich, Deutschland

Schon lange lief die Regierungszusammenarbeit zwischen Deutschland und Frankreich nicht mehr so rund wie derzeit. Um eine neue Dynamik für Europa zu entfachen, müssen die Partner aber ambitionierter zu Werke gehen. Der deutsch-französische Ministerrat, zu dem kürzlich wieder beide Kabinette zusammenkamen, ist ein geeignetes Forum, um guten Willen zu zeigen. Nun gilt es, gemeinsam Lösungen zu entwickeln – ob für die Währungs-, die Energie- oder die Nachbarschaftspolitik.

Bundesregierung / Sandra Steins

Auf der Suche nach Gemeinsamkeiten: Angela Merkel und François Hollande

Que l’on porte crédit aux présages météorologiques ou non, c’est sous un ciel clément que s’est tenu le seizième conseil des ministres franco-allemand. L’orage qui avait accompagné la première rencontre officielle entre François Hollande et Angela Merkel en mai 2012, retardant l’arrivée de l’avion présidentiel à Berlin, semble bien loin désormais. De mémoire franco-allemande, cela fait un certain temps que la coopération entre les deux capitales n’avait pas bénéficié d’une constellation aussi favorable. Tout d’abord, les deux gouvernements disposent d’un calendrier politique confortable puisque aucune échéance électorale majeure n’est prévue, de part et d’autre du Rhin, au cours des trois prochaines années. Ensuite, les dirigeants français et allemands ont la volonté de travailler avec le pays partenaire.

Si cette volonté semble plus marquée à Paris, où l’on est bien conscient du rôle clé de l’Allemagne dans les affaires européennes, elle rencontre à Berlin un écho favorable. L’arrivée au pouvoir des sociauxdémocrates, qui entretiennent des liens personnels avec leurs collègues socialistes, n’y est pas étrangère. Enfin, la France et l’Allemagne partagent un certain nombre de défis et intérêts, qu’il s’agisse de la consolidation de la zone euro, de la transition énergétique ou de la stabilization de leur voisinage oriental et méridional. Bien sûr, sur la plupart de ces questions, les réponses françaises et allemandes divergent, lorsqu’elles ne s’opposent. Mais ces divergences, si elles compliquent l’élaboration d’une stratégie commune, ont rarement, par le passé, empêché les deux pays de s’entendre sur des compromis.

Se montrer imaginatif

Peut-on alors croire en une nouvelle dynamique francoallemande? Si la carte du ciel y est favorable, elle ne saurait suffire. Ce n’est qu’en se montrant ambitieux que les deux pays parviendront à donner une impulsion à l’intégration européenne. Pour cela, ils devront dépasser une lecture purement nationale du monde. Par les coûts et les efforts qu’il implique, un projet comme la transition énergétique appelle une réponse européenne. La France et l’Allemagne devront aussi se montrer imaginatives, quitte à briser des tabous. La décision de déployer des militaires de la Brigade franco-allemande en Afrique, annoncée lors du conseil des ministres, est un premier (petit) pas dans ce sens. Mais le chemin est encore long, semé d’interdits conceptuels – que cultive chaque pays dans l’ensemble des champs politiques. Au-delà, l’ambition implique de parier sur l’avenir, et donc de prendre des risques. S’il ne s’agit pas d’agir de manière irréfléchie, la possibilité d’un échec ne saurait suffire à justifier l’immobilisme. La crise financière a conduit les Européens à prendre des mesures inenvisageables quelques mois auparavant. Saurons-nous, dans un proche avenir, faire prevue d’audace sans qu’un événement extérieur ne nous y contraigne?

Les conseils des ministres franco-allemands ne sont guère appropriés à ce genre d’exercice. Leur rôle est avant tout de ritualiser les rencontres bilatérales, de maintenir un lien entre les dirigeants et de fournir des images à l’iconographie franco-allemande. En revanche, ils peuvent contribuer à un climat de con! ance propice à une discussion ouverte. La campagne des élections européennes est l’occasion de mener une telle discussion sur les dé! s communs, ainsi que sur l’orientation future de l’UE. De l’organisation de la solidarité en son sein au caractère démocratique de sa gouvernance, en passant par le positionnement vis-à-vis de la Russie, les sujets ne manquent pas. Et sur chacun d’eux, la France et l’Allemagne portent des regards différents. C’est donc à ells qu’il revient aujourd’hui d’ouvrir le débat.

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